À Bruxelles, le clubbing se vivra désormais sans écran levé à bout de bras. Le Fuse, institution incontournable des nuits électroniques, a annoncé l’interdiction des smartphones sur sa piste de danse, comme le confirme Le Soir. L’objectif est clair : recentrer l’expérience sur l’instant présent, la musique et l’énergie collective.
Sur ses réseaux sociaux, le club justifie cette décision en rappelant qu’un dancefloor est un espace intime, un lieu qui se vit plus qu’il ne se filme. Traduction : moins de stories, plus de sueur et de BPM. Dans une époque où chaque drop finit en vidéo verticale, le Fuse choisit le contre-pied.
Replacer la musique au cœur de l’expérience
Le message est limpide : ici, on danse, on ne scrolle pas. Pour la direction, la présence constante de téléphones portables nuit à la liberté ressentie sur la piste. L’idée n’est pas d’interdire toute communication, mais de limiter les usages intrusifs. Les clubbeurs qui doivent absolument envoyer un message sont invités à quitter brièvement le dancefloor avant de revenir vibrer sous les stroboscopes.
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Cette politique vise à recréer un espace de lâcher-prise, où l’on oublie son image pour mieux se connecter aux autres. Un retour à l’essence même du clubbing : une communion sonore, presque cathartique.
Une tendance déjà adoptée à Bruxelles
Le Fuse n’est pas un cas isolé dans la capitale belge. Le C12, autre temple bruxellois de la musique électronique, applique une politique similaire depuis plusieurs années. L’interdiction des smartphones devient peu à peu un marqueur identitaire pour certains clubs, soucieux de protéger leur atmosphère.
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À l’heure où tout se partage en temps réel, cette décision peut sembler radicale. Pourtant, elle répond à une attente croissante : retrouver des espaces où l’on vit pleinement l’instant, sans filtre ni notification.
Source : Le Soir
